Après l’épisode « laule » dePunky Brüster, rentrons dans le « gros » de la discographie de Devin Townsend, à commencer par l’énorme Ocean Machine.
Je le conçois, la pochette du disque est assez moche, mais quelle claque lorsque l’on écoute la première chanson (Seventh Wave), un titre mid-tempo mélodiquement parfait et introduit par des samples du plus bel effet.
Quelle belle histoire que celle de Punky Brüster, groupe ayant eu la chance de surfer sur la vague punk « pour ma petite soeur » des années 90 (Offspring, Green Day sans citer les principaux) avec l’album éponyme « Cooked on Phonics » .
Ce que l’Histoire nous cache, c’est que derrière le groupe Punky Brüster se cachait en fait un groupe de Death-Metal Polonais (sic!) appelé Cryptic Coroner voulant gagner sa vie en bafouant son style musical pour le dieu Dollar ….
Après le très bon Sex & Religion de Steve Vai et le brouillon mais prometteur Heavy as a Really Heavy Thingsous le nom Strapping Young Lad , Townsend continue dans le brutal en nous concoctant ce qui restera comme une des pierres angulaires de sa discographie :
City est encore à l’heure actuelle ce qui me sert de référence dans la musique extrême.
Devin Townsend a réussi avec cet album à renouveller un genre vieillissant (le metal). Il en a profité pour briser les jambes des concurrents bien installés à l’époque et adeptes d’un style post apocalyptique mettant en scène la lutte entre l’Homme et la Machine (Fear Factory pour ne pas les citer).
Point de paroles débiles à la mode Terminator (Fear Factory), tout l’esprit de City est basé sur un véritable mur sonore monté par Devin et ses amis, mixant les compos ultra puissantes / violentes du groupe et samples excellemment intégrés.
Cet EP offert par Sieur Devin se veut une interlude entre les deux premiers albums du Devin Townsend Project (KI et Addicted!) et les deux derniers (Ghost et Deconstruction) qui ne devraient pas tarder.
Cet EP se veut également un appel du pied presque pas masqué pour nous dire : « hé les copains européens, petit cadeau pour vous montrer à quel point je poutre en live. Et je viens bientôt chez vous ! »
(le 25 mars 2011 à l’Elysée Montmartre à Paris, et je pense que j’y serai )
Plutôt réussi (surtout la production ENORME) et malgré des chansons qui ne font pas partie de mes préférées, je tiens à saluer ce petit cadeau qui prouve à quel point le personnage respecte ses fans.