Devin Townsend est un génie, je ne me lasserai jamais de le dire.
Un génie qui se montre à nu sur la pochette d’Infinity, en situation de faiblesse, mais souriant.

Infinity fait partie des albums que je ne laisserai pas de côté, jamais. Une œuvre indescriptible, que ce soit dans le style ou même dans l’intention de l’artiste.
Il a craqué, à l’époque. Marre de l’industrie musicale. Un passage en hôpital psychiatrique, une séparation amoureuse font de cet album un fourre tout génial.
Accompagné uniquement de l’excellent Gene Hoglan à la batterie, Devin nous pond ce que je considère comme un chef d’œuvre expérimental
Le premier titre (Truth), puissant et ressemblant fortement à Ocean Machine laisse place à la deuxième chanson (Christeen), plutôt pop et très bien arrangée. La troisième piste montre ensuite que Devin a un problème neurologique très intéressant musicalement : Bad Devil est une grosse claque totalement délirante, puissante, musicale et qui déstabilisera n’importe quel auditeur (avec solo de trompette au milieu et toussa). Preuve que le gars se fout de son background (Steve Vai, Strapping Young Lad) et fait ce qu’il veut. Quand il veut.
Le quatrième titre (War) est basé sur un riff simplissime, mais le son est tellement énorme que l’on est obligé de bouger la tête. S’en suit un final énorme (voix /guitare) qui sort encore de l’ordinaire.
Soul Driven Cadillac est une chanson lancinante, basée sur la voix de Devin qui se termine en gros trip, et qui enchaine sur Ants, délire Zappa-esque (oui) super rythmé.
Wild Colonial Boy, chanson dramatique qui me fait penser à du Aerosmith (je sais pas pourquoi) passe plutôt bien et est suivie de Life is All Dynamics, chanson mid-tempo ultra puissante.
Unity, la chanson suivante est ultra enfantine, positive (Lights, it’s all life, It’s all alive, It’s alright now) mais toujours extremement bien produite.
Noisy Pink Bubbles, chanson groovy par excellence se mue petit à petit en apothéose de guitare acoustique accompagnée d’une batterie sèche comme il faut, la voix de Devin sublimant le tout.
Rien de mieux qu’une écoute approfondie pour se faire une idée d’Infinity, véritable ovni dans le paysage musical de l’époque …
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Je n’aime pas mais il m’inspire beaucoup pluss de respect que Michel Sardou.
Mon premier commentaire n’avait pour but que de polluer ce blog avec le nom de Michel Sardou. :devil:
je vais tester ça de suite
Merci, je vais essayer tout ça.