J’en ai parlé il y a quelques temps sur un commentaire, je souhaite maintenant en parler plus longuement après avoir pris le recul nécessaire pour donner un avis plus consistant à la musique d’Oceansize.

Comme j’ai pris le soin de télécharger honnêtement les 3 albums du groupe et un LP en bonus, je commencerais chronologiquement par l’album Effloresce.

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Il est toujours bien de resituer un peu les choses. Tout d’abord Oceansize est un groupe anglais, originaire de Manchester né en 1998. Le groupe est composé de 5 musiciens, il en reste 4 aujourd’hui présents depuis l’origine et seul le bassiste Jon Ellis, qui participe encore musicalement à l’œuvre du groupe, a été remplacé par Steve Hodson alias New Steve qui joue également les claviers. Les autres membres sont Mike Vennart (chant principal, guitare), Steve Durose (chant, guitare), Gambler (guitare) et Mark Heron (Batterie).

Effloresce

Cet album commence par un instrumental, I am the morning. Il se dégage une ambiance, dés les premières mesures, très rock. L’atmosphère n’est pas sans rappeler Radiohead, une influence ? Certainement. La production est de très bonne facture pour un premier album, les effets sont très recherchés et ne gagent en rien la musique. Catalyst, débute par un petit rythme très indus avant une entrée en trombe des guitares. On découvre un peu les riffs très mélodiques qui viennent enrichir des accords fort sympathiques. Puis le chant de Mike Vennart arrive. Dés les premières notes j’ai été très touché par son chant, très calme, très posé avec une diction vraiment parfaite. Les paroles sont assez sombres, l’avenir, la peur du néant… Pas très drôle tout ça.

One day all this could be yours débute par une rythmique très simple, bass batterie enrichi d’effet de guitare. Puis le chant arrive, très sombre avec des paroles toujours aussi noire. Les guitares s’enflamment sur la seconde partie de ce morceau et la rythmique saccadée laisse la part belle au batteur qui se laisse aller à taper fort, très fort un régal. Massive bereavement nous emmène dans une ambiance troublante, les guitares sont douces, langoureuse et la chant complète cette ambiance. Une nouvelle fois très Radiohead le morceau évolue progressivement vers un passage plus rock ou la voix de Mike Vennart œuvre magnifiquement. J’adore le passage vers 6:00 où il varie avec émotion. Puis le rock prend le dessus !

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Rinsed nous offre une nouvelle ambiance, planante, tranquille. Un petit instrumental pour reprendre son souffle. You wish débute tranquillement, une nouvelle fois la voix me berce c’est très bien fait, très bien joué et toujours très nuancé. Le morceau ce durcit et le refrain très rock est très efficace, musicalement il n’y a rien à dire, les guitares sont omniprésentes. Remember where you are nous permet de nous poser dans son introduction… Mais seulement, car le morceau évolue vite vers un rock incisif.

Amputee démarre fort, et lorsque le chant arrive on se laisse porter par une rythmique bass/batterie soutenu par des guitares un peu plus distantes. Mais le refrain, oh oui ce refrain ! J’adore ! L’un de mes préférés de l’album, les guitares pleurent, les effets sont tout simplement énorme et pourtant tout cela sonne très simplement mais quelle richesse et quel bonheur pour mes oreilles. Unravel débute par du piano, une ambiance calme, planante, reposante… rien de tel pour ouvrir le morceau suivant : Women who love man who love drugs. C’est un morceau qui monte en puissance après une introduction calme on retrouve des guitares déchainées et un batteur qui s’en donne à cœur joie. J’affectionne tout ça !

Saturday morning breakfast show est langoureux, un peu bluesy. Le chant est agréable, on se laisse prendre au jeu c’est une évidence. Et à la moitié du morceau la rythmique change, on s’y retrouve un peu plus, le rock reprend largement le dessus, les guitares sonnent de nouveau, mais on n’y perd pas en mélodie, bien au contraire. Les chœurs montent, la progression est excellente. Et l’apothéose arrive ! La guitare s’envole et le groupe avec, c’est du plus bel effet… Et tout à coup tout retombe… Pour mieux finir, encore plus fort ! Long forgotten est le dernier morceau de l’album. Ici on a le droit à des violoncelles en introduction. Les arrangements sont très jolis. Le morceau idéal pour clore un album riche, très riche. Le final est très lyrique, les violons sont une nouvelle fois présent et on sombre doucement dans la mélancolie.

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Un album très varié, un groupe qui n’en finit pas de surprendre. J’ai apprécié de bout en bout et à mes yeux il n’y a rien à jeter. Au contraire je dirais qu’il faut vite se pencher sur la suite !

J’ai lu de ci et de là des commentaires et autres critiques sur le groupe, des comparaisons un peu facile à des groupes comme Porcupine Tree notamment. Mais à mes yeux ce groupe est bien plus que ça. A l’écoute de cet album (et des autres mais j’en parlerais plus tard), on ne peut pas nier certaines influences évidentes mais quel talent tout de même. Classer ce groupe est encore plus difficile, rock progressif ? Pas forcément, rock tout simplement. Ayant été longtemps bercé par les morceaux très techniques de Dream Theater, on est ici dans un rock quasiment à l’opposé. En effet, ne cherchez pas ici des solos, des rythmiques à la cadence infernal ou autres rythmes compléments déstructurés. Oceansize est beaucoup plus proche des racines du rock, les guitares sont tout en puissance mais les riffs sont très mélodiques. La production et les arrangements ne nuisent en rien à tout cela.

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Catalyst

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7 réponses à “Oceansize - Effloresce”
  1. Très bonne chronique, Pilouche :D
    Pour la peine, je vais m’écouter cette petite perle dans les bouchons demain à l’aube !

  2. PiLouche dit :

    Je vais rougir à te lire ! Je me suis pas mal enflammé sur cette chronique. En me relisant j’imagine que tout ce que j’écoute est bien. Bon c’est vrai que j’ai bon goût, je n’aime que le meilleur mais quand même :)

    En tout cas c’est toujours agréable d’avoir un endroit pour partager.

    Bientôt la suite !

    D’ailleurs il faudra faire un sondage pour juger de la pertinence ou non des chroniques.

  3. Idem, très bonne chronique, ça donne envie de se pencher dessus.

    “D’ailleurs il faudra faire un sondage pour juger de la pertinence ou non des chroniques.”

    Tu n’es pas là pour être noté PiLouche, l’espace “commentaire” suffit à te donner une idée de l’impact de ton papier. Aller détends toi, on est plus à l’école :)

    Dom

  4. Pilouche >> Dom n’a pas tort, c’est pertinent du moment ou tu penses ce que tu écris, ce qui est le cas, je crois ;-)

  5. PiLouche dit :

    Ah mais je suis détendu (malgré cette crise financière qui perdure…).

    Je me suis mal exprimé, je voulais peut être plus un vote du genre “convaincu” ou “pas convaincu” genre je suis en accord avec toi ou pas du tout d’accord avec bien entendu une explication sur les déssacords… Enfin bon j’ai un peu de mal à exprimer le concept.

  6. Pilouche >> Je comprends mieux ce que tu veux dire :) D’ailleurs je repasserai par là pour te donner mon avis sur cet album …

  7. [...] : Frames Après avoir fait la chronique des albums Effloresce et Everyone Into Position et du EP Music For A Nurse d’Oceansize sur Stupidocratie voici [...]

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